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    Le trafic de drogue en Algérie a pris une dimension inquiétante depuis quelques années au regard de l’explosion du nombre de toxicomanes dans notre pays et de l’importance des quantités de drogue saisies par les forces de sécurité.
samedi 7 janvier 2006.
       A la lecture des statistiques disponibles, il apparaît que l’année 1992 marque un tournant décisif dans la nature et la tendance du trafic, du fait de la saisie de près de 7 tonnes de résine de cannabis. Cette tendance s’est confirmée les années suivantes avec des saisies mineures mais révélatrices, d’héroïne, de cocaïne ainsi que des quantités importantes de substances psychotropes.
     Les statistiques établies au courant de la décennie écoulée, font ressortir une tendance évolutive des quantités de drogues annuellement saisies en Algérie et qui ne constituent en réalité qu’une partie de la masse de stupéfiants en circulation. Les saisies ont atteint le chiffre de 6,322 tonnes de résine de cannabis en 2002, traduisant une augmentation assez importante par rapport aux saisies des années précédentes, à l’exception de l’année 2000.
    En plus du trafic concernant la résine de cannabis qui transite par notre pays, les services de lutte signalent également un certain nombre de saisies de cocaïne et d’héroïne introduites en Algérie par colis postaux d’Europe par fret maritime ou aérien. D’autres quantités proviennent des pays subsahariens à travers des réseaux ayant des relais dans la capitale et dans d’autres grands centres urbains du pays. Toutefois, le trafic de ce genre de drogues est restreint à cause de son coût très élevé, mais de par son échelle limitée il est difficile à combattre.
   Le premier constat qui s’impose est que l’Algérie, en l’état actuel des choses, n’est pas un pays producteur. Du point de vue de la consommation, cela est loin d’être généralisé, mais la sonnette d’alarme doit être tirée tant la progression du nombre de consommateurs augmente d’année en année. La vigilance doit être de rigueur.


En Algérie, plus de 60% des drogués sont âgés de moins de 30 ans. La drogue touche toutes les catégories : l’adolescent, l’adulte, le pauvre et le riche.
   dimanche 27 juin 2004.
  

Elle est consommée généralement aux alentours des établissements scolaires, dans les lieux de travail et dans les quartiers populaires. Le Pr Laïdli du CHU de Bab El Oued considère les problèmes au sein du couple familial comme la première cause qui incite l’adolescent à se droguer. L’enfant a peur de la séparation des parents, alors il use de tous les moyens pour tenter d’empêcher le divorce. « Il se drogue pour attirer l’attention sur lui. Par la suite, il refusera de suivre un traitement médical, car il pense qu’une fois guéri ses parents relanceront la question de la séparation », a relevé le Pr Laïdli. Selon lui, la toxicomanie est la maladie la plus récidivante. Les personnes qui veulent réellement s’en sortir, acceptent de leur plein gré de suivre une cure de désintoxication. La plupart d’entre eux rechutent. La raison est simple : le drogué a besoin d’un accompagnement non seulement médical, mais aussi psychologique. Il a besoin, dans les premiers temps, d’être assisté sur tous les plans. Cela est loin d’être le cas en Algérie. A titre d’exemple, un chômeur, qui vit dans la promiscuité et qui souffre de cette situation, se sent bien après une cure mais reste fragile. Dès qu’il retourne dans son environnement, il est confronté aux mêmes problèmes qui l’ont poussé à se droguer, c’est la rechute. Le Dr Benouniche, psychiatre au CHU de Bab El Oued, explique que l’angoisse en premier lieu, la malvie, les problèmes familiaux, la pauvreté, la frustration sexuelle, la crise de logement et le chômage sont des facteurs qui poussent l’individu à vouloir fuir et à oublier la réalité amère. L’angoissé trouve dans la consommation de la drogue un moyen de s’évader.

Troubles
   La drogue touche plus l’adolescent que l’adulte. Pourquoi ? « Parce que c’est une période où l’adolescent est en phase de fin de construction de sa personnalité. C’est une phase troublée durant laquelle le jeune est confronté aux problèmes d’identification », précisent les spécialistes. En quête d’image idéalisée, l’adolescent essaye de s’identifier à un héros de cinéma ou autre, en somme à une image d’un homme, tel son père. Reste que c’est la manière avec laquelle il s’identifie qui est importante. Au cours de cette période, la mission des parents est fondamentale. Si ces derniers ne jouent pas leur rôle de lien social pour essayer de rassurer l’enfant qui est déstabilisé, celui-ci cherchera à être rassuré ailleurs. Il ira côtoyer le groupe du quartier et il s’adonnera à la drogue qui reste le seul médiateur social et le remède qui le soulagera de sa souffrance interne. « L’adolescent est angoissé. Il ne trouve pas dans la société les mécanismes pour être rassuré, il n’arrive pas à se placer alors il trouve dans la consommation de la drogue en groupe un exutoire », soutient le Dr Benouniche. « Les parents doivent être attentifs aux enfants. Ils doivent être à leur écoute, s’intéresser à leurs études pour connaître leurs besoins. », relève un spécialiste.

Une sédition artificielle
    Le vendeur de drogue et le toxicomane vivent tous les deux dans la souffrance. Ils consomment ces produits pour oublier leur stress en se créant leur propre rêve. Sévère dans son analyse, le Dr Benouniche trouve que le drogué est traité comme un « déchet de la société » dont personne ne veut. « Nous sommes tous sujets à l’angoisse », prévient-il. Certaines personnes trouvent des expédients à travers lesquels ils peuvent extérioriser leur angoisse en pratiquant du sport, de la danse... Cependant, lorsqu’un individu a des problèmes psychiques et qu’il ne peut pas s’exprimer, il se réfugie dans la drogue. « Dans une société fermée telle que la nôtre, la drogue dissimule également le problème de la sexualité, le consommateur de drogue cherche à satisfaire ses pulsions sexuelles », relève le Dr Benouniche.
   Selon lui, la drogue est une sédition transitoire et artificielle. « En prenant ces produits, le drogué éprouve une sensation de tout avoir et qu’il ne manque de rien. La drogue l’empêche de penser aux difficultés qu’il rencontre. La drogue ouvre sur le registre de l’imaginaire », estime-t-il. Pour le Pr Laïdli, le toxicomane peut commettre des délits tels qu’une agression sexuelle, un acte de vandalisme, un accident de la circulation et un vol. « La drogue est un produit toxique car elle a un impact sur le cerveau qui est le moteur de l’organisme. La drogue atteint toutes les facultés mentales, entraîne des troubles de la motricité, des troubles d’équilibre et laisse des séquelles », a soutenu Laïdli.

 

 

 

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